L’Histoire des élections présidentielles américaines

 

  Parti républicain :

“[…] Ce parti est l’un des grands partis politiques américains contemporains.

Contrairement aux démocrates, les républicains voient leur coalition changer considérablement, et ce, de manière notable dans les années précédant les élections de Ronald Reagan (homme d’État américain).

Outre, les électeurs blancs du Sud qui choisissent désormais, majoritairement ce parti, les républicains peuvent compter sur l’appui indéfectible de certains groupes très influents dans la société civile, comme les regroupements de la nouvelle droite religieuse, dont les membres tendent plus à voter en fonction de leurs valeurs sociales conservatrices, mieux représentée par le Parti républicain, que selon leur statut économique, moins élevé qui les avait fait pencher auparavant pour les démocrates.

Cette nouvelle droite religieuse, concentrée au Sud et regroupant une myriade d’obédiences protestantes évangéliques et fondamentalistes, partage plusieurs points avec la frange de droite des catholiques, qui est également plutôt conservatrice”, extrait de “les Républicains”, d’Audrey Crespo-Mara.

 Le Parti républicain dans les années 1980 :

Le Parti républicain, à l’aube des années 1980, peut également compter sur l’appui de deux groupes d’intellectuels qui lui fournissent de nouvelles armes idéologiques ayant une assez forte résonance dans la population américaine.

Le premier de ces groupes est celui des économistes néolibéraux, pour lesquels les baisses d’impôts constituent un moyen sûr d’atteindre la prospérité économique.

En recommandant aux élus de ne pas avoir peur de déficits budgétaires, ils permettent à ces derniers de marquer des points sur deux fronts populaires, mais, qui semblent logiquement opposés : une réduction de l’imposition fiscale et le maintien d’un certain niveau de l’investissement gouvernemental dans la société.

Un deuxième groupe d’intellectuels, qui donne à Reagan un avantage sur ses adversaires est composé de faucons néoconservateurs en politique étrangère.

Durant les années 1980, ils militent pour une politique américaine agressive face à l’URSS, considérant que la supériorité économique et technologique des États-Unis leur permet de défier l’Union soviétique et de l’essouffler au niveau militaire et économique.

Durant les années 1990, alors que les démocrates occupent la Maison-Blanche, les néoconservateurs deviennent les avocats de l’utilisation de la puissance américaine pour implanter la démocratie et pacifier des zones, comme le Moyen-Orient et la péninsule coréenne.

La dérive à droite qu’amorce la présidence de Reagan a de profondes répercussions sur la scène politique américaine.

Les démocrates doivent s’adapter, notamment en intégrant une parti du message républicain et en renonçant à certains des idéaux qu’ils avaient instaurés durant le New Deal.

Les “News Democrats” de Bill Clinton glissent alors vers la droite pour recentrer le discours.

Un bon exemple de ce glissement réside dans la priorité qu’ils accordent à la rigueur budgétaire.

Cette dernière se traduit par des tentatives de réforme des principaux programmes sociaux et de réduction de la taille de l’État dans le but d’obtenir un budget équilibré, de même que par l’assainissement des dépenses publiques pour restaurer la confiance des investisseurs en la prospérité macroéconomique du pays”, article écrit par la journaliste-présentatrice française “Audrey Crespo-Mara”.