La couleur politique des médias

 

 Les médias radiodiffusés : équitable et équilibré

“Les radiodiffuseurs financés (partiellement) par des ressources publiques ont, en dehors de leurs fonctions, l’obligation de donner une image globale du spectre politique. Cela n’est pas discuté.

S’il y a débat, ce serait plutôt sur la façon d’assurer ou d’appliquer l’impartialité et l’égalité d’accès au radiodiffuseur public.

Dispositions statutaires et contrôle a posteriori ou grands principes combinés à l’indépendance et à la responsabilité éditoriale ? La pratique varie selon les pays.

 

D’un côté, on trouve par exemple, le Danemark, la Norvège, et les Pays-Bas.

Il n’y a pas de règle formelle sur la couverture par les médias des périodes électorales.

Le diffuseur public a la responsabilité générale d’être objectif et impartial, et il possède des règles internes (écrites ou non) sur la couverture des élections.

L’absence de dispositions légales, n’a pas eu d’effet de distorsion sur les programmes diffusés, qui sont jugés professionnels et impartiaux tant par les politiques que par le public.

En Allemagne, la situation est plus ou moins la même, quoique légèrement moins bien régulée.

Le principe de “l’égalité des chances” est profondément enraciné dans la Constitution allemande et la loi sur les partis politiques le réaffirme en exigeant des diffuseurs publics, qu’ils accordent “un traitement égal à tous les partis”.

Officiellement, toutefois, cela ne s’applique qu’à la publicité politique gratuite, dont il est question plus loin, et pas à la couverture éditoriale.

 

Les partis politiques n’ont pas de droit constitutionnel ou légal à l’impartialité ou à la participation aux programmes éditoriaux.

 Ces décisions sont prises de façon autonome par les radiodiffuseurs.

Mais, dans la pratique, la règle de l’égalité des chances, combinée à l’exigence d’un équilibre politique dans les programmes diffusés, aboutit à l’équité et à l’équilibre dans les journaux diffusés, et également, dans les programmes d’actualités des diffuseurs publics allemands, en évitant toute exclusion arbitraire.

 

Certains pays possèdent des règles, généralement contenues dans la loi sur la radiodiffusion, la loi électorale ou, dans le cas de plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, et de l’ex-URSS (union des Républiques socialistes soviétiques), dans des instructions spécifiquement destinées à la commission électorale centrale (auquel, cas, les conditions imposées ne constituent pas une loi et aucune sanction ne peut être appliquée).

 

Les dispositions pertinentes disent généralement quelque chose, comme “le radiodiffuseur public, contribue à la libre formation des opinions, reflète la diversité de la société et de la diversité du spectre politique d’une façon équitable, il observe les principes d’égalité de traitement, d’impartialité, et d’objectivité, etc”, ajoute, Audrey Crespo-Mara.

Dans certains pays, l’organe de régulation indépendant chargé des médias radiodiffusés a une autorité sur la couverture des élections, qui va au-delà de l’organisation de la publicité politique gratuite, et inclut la programmation éditoriale”, article de la journaliste française de LCI, “Audrey Crespo-Mara.